16 mai 2013

Les pubs et brouepubs "du peuple" en Moravie


Les poules déambulent librement autour de la Pivovar Hukvaldy

La Moravie, c'est aussi un territoire habité par nombres d'agriculteurs, d'ouvriers et d'étudiants qui peinent à subvenir à leurs besoins primaires. Heureusement pour eux, il y a un proverbe tchèque qui va comme suit: "si le prix de la bière augmente, le gouvernement tombera". Bref, le prix de la bière reste dérisoire selon les normes occidentales; souvent près de 20-25 couronnes (un peu plus d'un dollar canadien) pour 500ml. Ces gens moins fortunés de la Moravie s'abreuvent donc dans des tavernes, de vieux pubs qui parfois même concoctent leur propre bière afin d'économiser de l'argent. Mais ce sont des Tchèques, ne l'oublions pas, alors il arrive plus souvent qu'autrement que leur bière de choix soit conçue d'ingrédients de qualité (malt d'orge de Moravie et houblon Saaz de Bohême) et servie avec soin. Il est donc possible de concevoir de petits paradis gustatifs dans des endroits aux apparences désuètes.

Pivovar Hukvaldy, à Dolni Sklenov
Par respect pour les locaux vraisemblablement importunés par notre présence, nous n'avons pas pris de photos à l'intérieur du pub même...

Un vrai pub ouvrier que l'on appellerait 'taverne' au Québec, comme dans le bon vieux temps. Murs  grisonnants, décor sobre mais défraîchi avec une trentaine de grandes photos des locaux faisant le tour de la pièce. Tout pour faire comprendre à un voyageur qu'il n'est pas chez lui... L'homme derrière le bar fait sa propre bière et la vend à petit prix (évidemment) aux villageois taciturnes. Sa Polotmavý Ležák 14° est une lager douce de laquelle émergent céréales toastées et houblons épicés. Sa Světly 12° possède un étonnant profil épicé rappelant la cannelle plongeant dans une finale acidulée et un tantinet poussiéreuse. Une visite de brouepub qui fait sourciller à plusieurs occasions.

Hobit Club, de Qasek, à Ostrava
Ce n'est pas parce qu'une pinte se vend près d'un maigre dollar que sa présentation laisse à désirer ici

Ce petit bar enfumé est le repaire d'étudiants jeunes et moins jeunes. Les bières ne sont peut-être pas toutes excellentes, mais il faut avouer que leur présentation est à couper le souffle (voir photo ci-dessus). Ostrava n'est pas le théâtre d'une scène brassicole aussi riche que celle de Brno, alors une visite au Hobit Club de la brasserie Qasek devient un incontournable. À noter qu'une de leurs bières cependant, la Svatomartinský Polotmavá 13°, s'est mérité le grand prix lors de notre compétition annuelle du douteux brassicole pour son logo des plus tristounets...

U Kuděje, à Olomouc

Un autre bar où les touristes sont rares, le U Kuděje respire l'authenticité morave. Une petite sélection de bières variée assure une soirée arrosée de qualité entouré de locaux passionnés par leur conversation.  On se sent dans le sous-sol meublé d'un oncle chaleureux à déguster des bières de Valášek, Svijany ou toute autre microbrasserie mise en valeur cette semaine-là.

Pivovar U Kralé Ječmínka, à Prostějov
Invisible de la rue, ce petit brouepub est un des plus vieux de la région

La petite ville de Prostějov compte sur deux brouepubs. Celui-ci, le doyen, et le tout jeune U Tří Králů, dont nous vous ferons part dans le prochain article sur la Moravie. Toutes les bières chez U Kralé Ječmínka sont honnêtes, comme c'est la norme en Tchéquie, est la Ječná Desítka 10° impressionne particulièrement dû à sa merveilleuse habileté à nous faire désirer une pinte subséquente. Ici aussi les touristes n'existent pas, bien qu'on soit à quelques kilomètres de villes splendides de Tchéquie. Un arrêt fort agréable lorsqu'on passe de Brno à Olomouc.

Au prochain rendez-vous morave, nous explorerons un autre aspect de cette fascinante culture brassicole tchèque: de la boustifaille de grand calibre!  

PS. Cet article fait partie de notre guide de voyage brassicole de la République Tchèque que vous retrouverez ici.

12 mai 2013

Vers un plus grand respect des textures de la bière


1ere partie: La texture d'une bière servie en fût


Le geste que pose un brasseur lorsqu'il gazéifit sa bière est un peu comme celui d'un pâtissier qui fait lever son gâteau au four. L'objectif est d'aérer les flaveurs autrement trop lourdes, trop sucrées de son mélange afin qu'il devienne agréable à déguster. Un pâtissier n'oserait jamais mettre toutes ses créations au four à la même température pour la même durée, le résultat étant potentiellement plus que décevant pour certaines recettes. Dans le monde des bars et brouepubs de l'Amérique du Nord cependant, la très grande majorité des bières servies sont gazéifiées au même niveau d'intensité. Peu importe son style, peu importe le niveau de ses sucres résiduels, on gazéifie généralement la bière en fût entre 2 et 2,5 volumes de CO2. C'est une des raisons qui explique qu'une bière d'inspiration belge que l'on connait bien en bouteille (parfois gazéifiée au-delà de 4 volumes!) est souvent difficile à identifier lorsqu'elle se voit servie en fût. L'impression qu'elle laisse en bouche, la façon avec laquelle ses flaveurs s'expriment, diffère grandement de la version embouteillée.

La variation du niveau de gazéification est beaucoup plus grande chez les bières en bouteille.

Le niveau de gazéification d'une bière affecte, entre autres, la perception des sucres résiduels en bouche, l'expression des arômes et des saveurs des houblons ainsi que la teneur globale du profil de saveurs sur le palais. Tout brasseur en est conscient. C'est pourquoi, en bouteille du moins, la texture d'une bière varie grandement selon son style, son inspiration. Des bières à la belge et des Weissbier allemandes sont plus gazéifiées que la moyenne (pouvant aller jusqu'à 5 et même 6 volumes de CO2 dans certains cas) et des styles anglais visent souvent bien en deça des 2 volumes.

 1 volume de CO2 est un litre de CO2 à 20 degrés Celsius à une pression d'un atmosphère dans un litre de bière 

Où voulons-nous en venir? L'univers brassicole québécois se démarque déjà au pays par sa diversité, sa grande qualité et sa créativité. Sur les tablettes et dans les bars se côtoient des centaines de bières d'inspirations variées, souvent de calibre impressionnant. Rien à envier à la vaste majorité des états américains de ce côté. Mais comment le Québec pourrait-il se démarquer davantage afin de se tailler une place en tant que culture brassicole d'exception? La prochaine étape, celle qui pousserait le Québec vers de nouveaux horizons de qualité inégalée en Amérique du Nord, est celle du respect des textures de la bière lorsque servie en fût dans les bars et brouepubs.

Quelques pistes vers l'accomplissement de cet objectif la semaine prochaine lors de notre second billet sur le sujet, suivi de commentaires de quelques brasseurs de renom quant à la faisabilité de ces 'pistes'...

En attendant, à vous de faire mousser votre avis sur le sujet sur le forum de Capsules Bière!

6 mai 2013

La Yakima IPA, de la Microbrasserie Le Castor, à Rigaud




Il y a longtemps que les bièrophiles du Québec demandent une India Pale Ale qui met en valeur des cultivars de houblons fruités et résineux, présentés de façon expressive et non dosés au travers de céréales caramélisées. Avec la Yakima du Castor, et quelques autres très bons exemples récemment apparus sur nos étagères, l'amateur friand de ces envolées houblonnées typiques à la côte ouest américaine se voit comblé. Un pas de plus vers un Québec brassicole des plus diversifiés!

Style : West Coast IPA dans la plus pure tradition. On croirait qu'une excellente brasserie du nord-ouest américain (Pelican Brewing, tiens) se soit construit une succursale au Québec.

Disponibilité : Elle vient tout juste de paraître sur les tablettes de plusieurs détaillants spécialisés.

Le coup d’œil : Des teintes de miel doré sont légèrement voilées, recouvertes d'une film de mousse persistent.

Le parfum : Mangues et agrumes se fondent en purée crémeuse. On batifole de toute évidence dans les cultivars du Nouveau Monde très en vogue ces jours-ci et ce, dans la clarté la plus nette.

En bouche : Une gazéification duveteuse, jamais piquante, aide à construire une rondeur suave, à peine sucrée. Le véhicule parfait pour ces houblons aux franches flaveurs tropicales. Sinon, quelques touches sablées apparaissent aux côtés de céréales discrètes, présentes que pour donner plus de volume aux houblons si attachants.

La finale : Moins amère que certaines du style, mais somme toute merveilleusement résineuse, elle possède le parfait dosage d'amertume et de douceur. On a le goût d'adopter la Yakima comme bière régulière au même titre qu'on le ferait avec une Pils ou une Bitter. Au diable les 6,5% d'alcool...

Accords : Cari vert thaïlandais, gravlax de saumon ou après-midis ensoleillés.

Pourquoi est-ce un grand cru? : Les houblons parfument cette IPA avec intelligence et aplomb. L'intensité est contrôlée de façon à rejoindre chaque moment de la journée si nécessaire tout en plaisant aux amateurs invétérés de la plante grimpante. Nette, digeste, bouillante de vie aromatique; exactement ce qu'on veut d'une India Pale Ale à l'américaine.

Si vous avez aimé, essayez aussi : IPA Américaine, de Pit-Caribou (Gaspésie), Catapulte, de Benelux et Zulogaarden (Montréal/Barcelone) et Bonheur, du Cheval Blanc (Montréal).

1 mai 2013

Les bières de Dupont et Beer Here disponibles via Importations Privées Bièropholie

BEER HERE

Beer Here nous offre pratiquement sa gamme entière dans cette commande qui devrait nous faire sentir rien de moins que privilégiés. Cette relativement jeune brasserie s’inscrit parfaitement dans la vague microbrassicole danoise – laquelle a peu à envier à l’extraordinaire explosion de microbrasseries au Québec. En effet, elle s’inspire surtout des courants en vogue aux États-Unis tout en favorisant fréquemment des textures un peu plus costaudes à la manière des Mikkeller et autres Hornbeer. Malgré notre propension à courir les boires, nous n’avons pas encore goûté la majorité des offrandes de cette commande. L’impression générale de la dizaine de bières goûtée en était toutefois une de grande satisfaction – bien que pas complètement renversante. Les autres commentaires sont basés sur les notes de dégustation de la brasserie.

Fat Cat – Une bière ambrée ne titrant que 4,7%, mais houblonnée sans retenue et franchement délicieuse.
Lupulus – American Pale Ale plutôt classique et bien réussie.
Hop Fix - Une India Pale Ale de seigle ma foi bien ronde et goûteuse grâce à ses généreux houblons tropicaux.
Ammestout - Un stout dessert rond et riche à souhaité
Hoptilicus - Cette brunette forte, ronde et riche fait étalage de céréales tout autant que de houblons résineux.
Executioner IPA – Une IPA bien fruitée et un tantinet tropical.
Jule IPA – Mystérieux concept que celui d’une IPA de Noël, mais on est hophead ou on ne l’est pas et il semble que les résines et les agrumes dominent le profil de cette IPA.
Kama Citra – Le houblon Citra reconnu pour ces flaveurs d’agrumes et de fruits tropicaux doit ici composer avec les malts rôtis typique d’une Brown Ale. Deux protagonistes à suivre…
Coffee Karma – Une nouveauté…
Farligwine - Il semble que le Barley Wine de la maison soit sucré sans gêne, voire digestif, mais équilibré par une amertume fruitée et résineuse percutante.
Angry Hops – Une nouveauté …
Helmuth – Une lager d’inspiration allemande qu’on dit authentique grâce à ses notes de grains pâles, de foin, de citron…
Vinter Ale – Le Winter Warmer maison – une bière qui semble épicée avec des aromates de Noël habituels.
Harwood - Un Porter londonien classique qui devrait rejoindre nos lecteurs qui aiment les recréations historiques d’Albion autant que nous.
Red Hops - Une nouveauté que nous supposons être une IPA foncée et bien toastée.
Nordic Rye – Une bière en l’honneur de Michael Jackson bien houblonnée certes, mais surtout distinctive par son usage libérale de céréales bien racées et extraites.
Mørke Pumpernickel Porter – Un populaire Porter se voulant une reprise du pain Pumpernickel à base de seigle et de carvi s’alliant dans un ensemble fruité et bien rôti.
Påske – Difficile d’imaginer le lien entre Pâques et cette bière qu’on dit foncée, miellée et caramélisée tout en focalisant sur des houblons frais et fruités.
Pale Hops – Il semble qu’un arôme on ne peut plus américain se dégage de cette Pale Ale facile à boire, mais bien amère.
Rocket Fuel - Une nouveauté …


 





Dark Hops – La réputé Black IPA de la maison trône au sommet des listes de nombre d’amateurs grâce à ses malts amples et généreux que les houblons ne se gênent pas d’attaquer de toutes parts. Une expérience très intense.







Whining Blonde – Si vous vous attendiez à ce que la Whining Blonde soit la p’tite Blonde de la maison, détrompez-vous. Cette blonde de lignée belge aurait plutôt maturé huit mois en fût de Pinot Noir sud-africain. De quoi piquer la curiosité…


DUPONT

La réputation de la brasserie belge Dupont n’est plus à faire. Sa Saison est l’archétype de la Saison moderne, rustique de par sa levure terreuse et poivrée unique, ses malts simples mais aériens rappelant la paille et le foin, explosive d’effervescence, un brin acide et plutôt citronnée, sèche à souhait, facile à boire au point d’en devenir traître. Une liste d’ingrédients minimaliste qui rend pourtant un produit hautement complexe. Les autres bières de la maison partage habituellement les traits de caractère de la Saison – peu d’ingrédients, mais un caractère de levure dominant. Elles présentent de plus les nuances suivantes :



Moinette Blonde : Plus forte, se rapprochant d’une Triple, mais arrosée de maniguette.
Moinette Brune : Sans surprise, plus foncée et toastée sans être carrément caramélisée
Bière de Beloeil : Une autre plus foncée, plus épicée et fruitée que la Saison.
Cervezia : La bière la plus rustique de la gamme, plutôt forte et épicée.
Blanche du Hainaut Bio Une blanche belge exemplaire, bien épicée, au blé costaud et à l’effervescence engageante.
Saison Dupont : Un des meilleurs rapports qualité/prix du monde
Saison Dupont Dry Hopping: Pour les amateurs de houblon, une version sur stéroïdes, plus feuillue, florale et épicée. Pour les puristes, un sacrilège (à essayer absolument au moins une fois)
Monk Stout: Les malts rôtis parviennent ici à calmer une levure toujours poivrée, mais moins dominante. L’heureuse rencontre des épices et des grains rôtis.
Saison Bio : Une version plus légère tant en alcool qu’en houblon qui étanche toutefois suffisamment la soif pour ne pas vous laisser sur votre soif!
Moinette Bio / Forêt : Une autre grande Saison, semblable à l’originale, mais un tantinet plus forte et ronde.
Bière de Miel : Une variante brassée avec du miel biologique ce qui lui retire une partie de ses arômes de grain pour les remplacer par des notes miellés certes, mais surtout fruitées.
Avec les Bons Vœux : Une bière de Noël qui n’est rien de moins qu’une Saison Dupont Impériale. De complexité extraordinaire, elle masque somme toute plutôt bien son degré alcool qui approche les 10%.
Biolégère / Avril : À 3,5%, voici une bière digne d’un cask anglais, mais pourtant aussi vive et effervescente que le reste de la gamme Dupont. Il en résulte une des bières les plus rafraîchissantes du monde.

30 avr. 2013

Guide brassicole tchèque: Les musts de Brno



La vue du châtelet de Brno à partir du promontoire aux côtés de la gigantesque cathédrale de St. Pierre et St. Paul surprend. Mais pourquoi est-ce qu'on ne parle presque jamais de cette ville, de cette vue, de ce centre historique plein de personnalité, dans les guides touristiques sur la Tchéquie? Il semble, tristement, y avoir une frontière invisible entre la Bohême et la Moravie tchèques dans l'esprit des routards écrivant ces bouquins pour voyageurs. Qu'à cela ne tienne, nous vous confirmons que Brno possède tous les atouts nécessaires à une visite nourrie autant pour les yeux que pour les papilles. D'ailleurs, sa scène brassicole s'améliore à chaque année. C'est aujourd'hui la ville de Moravie la mieux garnie en bars à bière de spécialité et en brouepubs. Voici nos coups de coeur, tous près à quelques minutes de la gare principale par surcroît:


Zelená Kočka Pivárium, au Dvorakova 3 

En plein centre de la vieille ville, ce tout nouveau bar peut se vanter d'avoir une des listes de fûts les plus intelligentes au pays. À notre passage, des bières de Koutsky, Matuska et Harrach, trois des meilleures brasseries en Tchéquie, s"y retrouvaient, tous en styles différentes par surcroît. Malgré les prix prohibitifs selon la tradition tchèque (près de 3$ la pinte à l'occasion!), les expatriés et voyageurs de la bière devraient l'adopter très rapidement, si ce n'est déjà fait. Ils organisent des soirées 'tap take-over' à chaque mois, mettant en vedette une brasserie du pays à chaque occasion tel que le concept le dicte. 

Toulavy Kocour, au Biskupská 266/6 

À quelques pas des ruelles atmosphériques entourant la cathédrale de St. Pierre et St. Paul, ce petit bar affilié à la brasserie Kocour sert 4 bières en parfait état dans une atmosphère décontractée qui devient très vivante en soirée. À part la fumée de cigarette à laquelle on doit essayer de s'habituer rapidement dans les bars de Tchéquie, on doit avouer que l'expérience est séduisante tellement les bières de Kocour scintillent de fraîcheur tout en oeuvrant hors des sentiers gustatifs battus pour le pays (des houblons du nouveau monde utilisés généreusement, entre autres). Tout ça, à de très petits prix pour la qualité. Si vous aimez les bières de Kocour que vous y découvrirez, filez par la suite vers le Pivnice Kocour, au nord du centre historique (25 minutes à pied?), afin d'y déguster une ou deux bières de la brasserie qui n'auraient pas été disponibles au Toulavy. 

U Richarda, au Udolni 7 
Cette deuxième succursale de la brasserie U Richarda permet de déguster aux bières superbement maltées de la maison sans avoir à chercher le brouepub original terré dans la banlieue ouest de Zebetin. Rempli à craquer en soirée, et donc assez enfumé pour s'y rôtir un poumon dans certains coins, il est fascinant de voir la serveuse verser pinte après pinte des lagers de la maison sans jamais en perdre une goutte, toujours avec le souci de créer une mousse gargantuesque au-delà de la ligne des 500ml de la chope et ce, plusieurs chopes à la fois. De quoi servir une sérieuse leçon aux brasseries nord-américaines... 


Autres possibilités à Brno 

La ville de Brno regorge de bars et restaurants servant la bière de petites brasseries moraves. Le U Všech Certů, par exemple, sert les bières de Zámecký Pivovar Oslavany aux côtés de brochettes de viande au coup d'oeil alléchant. Le Zelena Kočka - Dalešický Pivovarský Restaurant, des mêmes propriétaires que le Pivarium louangé précédemment, sert les lagers de Dalešice. Même le Vegas Club, une taverne défraîchie sortant tout droit du début des années '80, propose de superbes pintes des microbrasseries Poutnik et Vyškov, en parfaite condition (contrairement à l'impression laissée par les toilettes...). Constant un peu similaire pour le Černohorský Pivnice qui sert les bières de la microbrasserie Černá Hora en plein centre historique. 

Finalement, il faut savoir que la ville abrite également quelques brouepubs tel l'hôtel Pegas, le doyen de la ville, ainsi que les Pivovar Magistr et Lisensky Pivovar, deux nouveaux arrivants. À visiter si vous avez eu le temps de déguster tout ce qu'il y a de qualité sur la colline de la vieille ville. 



Prochain arrêt en Moravie: la ville universitaire d'Olomouc et sa majestueuse place centrale!

PS. Vous pouvez lire le reste de ce guide de voyage brassicole sur la République Tchèque en cliquant ici.

23 avr. 2013

Soirée des Grands Crus 2013: carte des bières

Pour ceux qui ne peuvent attendre jusqu'à samedi, voici en vedette le menu de la soirée des Grands Crus qui aura lieu samedi prochain. Au plaisir de vous y croiser!

Notre brasserie américaine en vedette pour 2013:

Cambridge Sgt Pepper (Fût, 6%)
Une base de Saison croustillante à laquelle s’immisce une dose généreuse de grains de poivre. Exactement le genre de bière que nous aimons associer à des bouchées bien relevées...

Cambridge Rye Rye Rocco (Fût, 4%)
Cette toute nouvelle bière de seigle sure bénéficie d’un mûrissement en fûts de xérès mouillés de Brettanomyces. Nous n’en savons pas plus, mais c’est déjà bien assez!

Cambridge Cerise Cassée (Fût, 9%)
Expérience extraordinaire de vieillissement selon la méthode Solera propre au Xérès, cette bière aux cerises sures transpire d’une captivante microflore bactérienne.

Cambridge The Audacity of Hops (Fût, 9%)
Croisement intergénérationnel et international entre les ingrédients et méthodes belges ainsi que plusieurs houblons américains explosifs. À essayer aux côtés de la Lupulus de Charlevoix, si possible!

Cambridge Blunderbuss Barleywine (Fût, 13%)
Richissime vin d’orge pataugeant tant dans le registre fruité et vineux que dans son penchant caramélisé et fumé. D’une complexité renversante, léché de nuances de bourbon.

Nos élues québécoises pour 2013:

Les Trois Mousquetaires Black IPA (Cask, 5,8%)
Malts foncés chocolatés et houblons résineux s’allient tels deux mousquetaires pour nous présenter un duel intense en amertume.

À l’Abri de la Tempête Corne de Brume (Bouteille, 9%)
On ne se lasse jamais de la Scotch Ale québécois la plus célèbre. Étages sur étages de caramel enivrant.

À l’Abri de la Tempête Palabre du Lièvre en Feu (Fût, 8%)
Cette brune au miel a été brassée en guise de solidarité envers la Microbrasserie du Lièvre afin de ramasser des fonds pour la reconstruction de la brasserie à la suite de l’incendie. À la santé de la brasserie de Mont-Laurier afin qu’elle renaisse de ses cendres!

Brasseurs du Temps DumDuminator en fût de bourbon (Fût, 8%)
Sucres céréaliers, fruits mûrs et épices vanillées s’unissent à même cette bière des plus riches. Amateurs de subtilité s’abstenir.

Benelux Ergot (Fût, 9%)
Miraculeux alliage entre houblons floraux, malts miellés, levures fruitées et épicées et alcool épuré. Tous pour un, un pour tous. Danse lascive, version liquide.

Boquébière Hopkins Porter Fumé (Fût, 6,5%)
Des notes de chocolat au lait et de petits fruits précèdent les malts rôtis et gentiment fumés de ce Porter fumé des plus amicaux.

Dieu du Ciel! Péché Mortel Bourbon (Fût, 9,5%)
Pourquoi faire les choses à moitié? Populaire parmi les populaires, la version bourbon du classique dessert au café qu’est la Péché sera des nôtres cette année. Notre fantasme : qu’il y en ait pour tout le monde.

Hopfenstark... Ce sera une belle surprise, même pour nous!

Microbrasserie Charlevoix Dominus Vobiscum Hibernus (Bouteille, 10%)
La bière québécoise hivernale par excellence : chaleureuse, fruitée, épicée et complexe à souhait.

Microbrasserie Charlevoix Dominus Vobiscum Lupulus (Fût et bouteille, 10%)
Que dire qui n’a pas été encore dit sur une des plus grandes bières jamais conçue au Québec?

Microbrasserie du Lac Ti-rol (Fût)
Fermentée (et non mûrie) à même une barrique de chêne, cette IPA unique en son genre jouit d’un houblonnage généreux au cultivar Yeoman.

Siboire RécalCITRAnte (Fût)
La rencontre d’une Pilsener traditionnelle et du houblon Citra, emblème de la vigueur fruitée des cultivars du Nouveau Monde. Ça risque de faire des flammèches!

Siboire Kisetsu (Fût)
De nombreuses subtilités fruités émergent aux côtés du caractère épicé et herbacé du houblon Sorachi Ace de cette Saison, assurant un équilibre aux malts miellés aussi rafraîchissants que complexes.

Siboire InsPirAtion (Fût)
Agrumes à gogo garnissent les céréales croquantes de cette IPA généreuse de sa finale résineuse.

Siboire Schwarzelagger (Fût)
La preuve parfaite que la couleur n’a rien à voir avec la texture d’un produit. Cette lager noire se veut désaltérante à souhait, adjoignant malts délicatement rôtis à des houblons subtilement feuillus.

Siboire Kilt de Feu (Fût)
Des malts fumés à la tourbe sont assis sur des bases caramélisées dans cette bière rousse très bien charpentée.

Siboire McEis (Fût)
Cette Scotch Ale de glace sait équilibrer des notes de crème brûlée et de sirop d’érable à l’aide de chaleur d’alcool et de pointes fruitées, le tout dans un corps soyeux, raffiné.

Siboire Trip'icale (Fût)
Des houblons fruités (le Galaxy australien) se joignent au caractère fermentaire de cette bière d’inspiration belge afin de lui octroyer un profil élégant et complexe.

Trou du Diable Ninja Pale Ale (Fût, 5,5%)
Collaboration avec Luc Lafontaine anciennement de Dieu du Ciel! et œuvrant maintenant au Japon, cette bière de soif vise l’aromatique plus que l’amertume et la finesse davantage que l’intensité. Une bière qui pourrait vous accompagner jusqu’au soleil levant...

Trou du Diable L’Époque Opaque (Fût, 6,3%)
À comparer avec la Black IPA des Trois Mousquetaires, cette Époque résolument moderne penche malgré ses notes chocolatées en faveur des houblons résineux et nous ne lui en voulons pas!

Trou du Diable Dulcis Succubus (Bouteille, 7% )
Absence de banalité. Rafraîchissement raffiné que cette Dulcis à la fois sauvage et vineuse. Céréales et miel sont ici en parfaite communion. Un autre chef d’œuvre d’André Trudel.

Trou du Diable Bretteuse (Bouteille, 5,5%)
Première grande découverte de 2013, cette Bretteuse, monumentale de complexité, joue à la fois dans les plate-bandes des grands vins blancs et des India Pale Ales. Le genre de bière pour laquelle nous aurions besoin d’une vingtaine de lignes afin de pondre une description convenable.

Vergers de la Colline Le Français (Cask, 7%)
Noisettes grillées et vanille boisée se fondent en une finale acidulée aux angles citronnés. Un autre cidre de pomme complexe et mémorable des Vergers de la Colline.

22 avr. 2013

Pourquoi partager la bonne nouvelle?

Alors, vous êtes revenus les mains vides du lancement de la dernière bière de l'heure? Dommage que l'information circule si vite sur l'autoroute électronique. Avant l'avènement des médias sociaux, de tels événements n'étaient pas si courus. Dommage, mais pour qui?

Alors, vous trouvez que le prix des bières augmente trop rapidement? La popularité croissante des bières de microbrasseries a ceci de particulier que le nombre de brasseries (l'offre) croît très rapidement, le nombre de bières (toujours l'offre), encore plus rapidement et que malgré une croissance non négligeable non plus des consommateurs (la demande), les prix n'en augmentent pas moins. Certes, le principe économique de base du "toutes choses étant égales par ailleurs" n'est pas respecté dans cette industrie où les prix des matières premières sont parfois aussi volatiles que la brassière d'une effeuilleuse.
N'empêche, le consommateur de la vieille garde peut parfois se demander si la bière n'aurait pas avantage à être un peu moins populaire. Peut-être aurait-il enfin la chance de mettre la main sur la "nouveauté de la semaine" au Peluso qui n'avait finalement pas grand-chose de "semaine" puisqu'elle est disparue des tablettes en 24 heures. Dans ce contexte de questionnement égocentrique légitime, l'amateur pas plus fou qu'un autre peut en venir à se demander: "mais pourquoi diable continuerais-je à m'acharner à convaincre mes amis de passer à la vitesse supérieure, de lâcher leur Kraft Dinner pour du Alfred le Fermier, de laisser tomber l'aiglefin pané congelé pour de l'omble chevalier, de sacrifier Corona et limette pour Bretteuse et Maudite. À quoi bon, si ce n'est que pour rendre la bonne bière deux fois plus rare et trois fois plus coûteuse?

Fidèles à notre habitude de poser plus de questions que nous apportons de réponses, nous proposons quelques pistes de réflexion.

1. La gravité relative. Se pourrait-il que dans un monde où les atrocités sont si nombreuses que nous avons développé une carapace aux bulletins de nouvelles, le fait de ne pas mettre la main sur la Brut de Charlevoix cette année ne soit pas exactement un drame humain vous forçant à réévaluer les fondements de votre existence?
2. L'effet domino. Se pourrait-il que pour chaque Brut sur laquelle vous ne parvenez pas à mettre la main, d'autres brasseurs talentueux décident de profiter de la manne et de créer des bières rares grâce auxquelles vous aurez la chance de vous refaire la main?

3. Les fêtes de famille. Se pourrait-il que vos fêtes de famille deviennent bougrement plus intéressantes si la popularité des bières artisanales les porte jusqu'à pénétrer l'antre de votre beau-père pourtant actuellement fanatique invétéré de Harfang des Neiges.

4. Une boisson sociale. Se pourrait-il que le statut de boisson social que nous affectionnons tant soit incompatible avec une mentalité qui viserait à freiner l'essor de la bière artisanale? Plus on est de fous, plus on rit et plus on risque de rencontrer des gens intéressants.

5. La réussite. Se pourrait-il que les microbrasseries dont les produits se vendent comme des pains chauds fassent justement quelque chose de très bien et qu'elles méritent pleinement leur succès, encore plus que vous ne méritez d'avoir une garantie que leurs produits seront toujours disponibles pour vous?

Alors, vous n'avez pas réussi à mettre la main sur la Red Sashes de Dunham? Tant mieux, il se trouvera sûrement un humain de grande qualité pour partager la sienne. Et comme ce tricycle que vous avez jadis longuement désiré, la Red Sashes n'en sera que meilleure quand vous aurez enfin la chance de vous en décapsuler une.

14 avr. 2013

Les grands crus brassicoles de Moravie (2e partie)


Marchant vers le centre du village de Štramberk

Ce billet est la suite de celui-ci et fait partie de notre guide de voyage brassicole de la République Tchèque que vous trouverez vers le milieu de cette page.

Les grands crus brassicoles de la Moravie (2e partie): 

Dans la campagne de l'est, plus loin des grands centres que sont Brno et Olomouc, on peut trouver de petits bijoux de villages et de brasseries. Le transport en commun y est moins présent, mais la récompense au bout du trajet y est décuplée dès que l'on aperçoit pour la première fois le paysage tant convoité. Les deux brasseries qui suivent visent à redorer le blason terni de la campagne morave avec leurs bières, leur cuisine et leur atmosphère autant authentiques que délectables:


Městský Pivovar Štramberk, à Štramberk


Le charme du village de Štramberk imprègne nos états d'âme rapidement et sûrement. Ses coquettes maisons d'époque non renovées pour les touristes, son emplacement panoramique à flanc de colline, son grand square central à angle, sa tourelle au sommet, ses nombreuses pâtisseries et ses habitants âgés mais combien vigoureux, tout est en place pour séduire le visiteur en quête de vrai. La brasserie locale est évidemment construite dans le même moule que le village, proposant un service amical, deux superbes bières de soif et une cuisine roborative dans un décor chaleureux. 

À noter qu'à deux maisons de là, on y trouve les fameux Pivní Lázně, là où on peut prendre un bain thérapeutique rempli d'eau et de bière (oui, oui) tout en remplissant sa pinte de Trubač 11°, la bière phare de la Městský Pivovar Štramberk, à volonté la durée du bain. La période de relaxation qui suit (en robe de chambre et tout) est bien évidemment aussi rehaussée d'une ou deux pintes supplémentaires de l'excellente Trubač...



Valašský Pivovar v Kozlovicích, à Kozlovice

Dans le hameau de Kozlovice, dans les terres à une quinzaine de kilomètres de Štramberk, les bâtiments d'une ferme du 19e siècle abritent aujourd'hui une excellente brasserie et son restaurant traditionnel. Entourés de pierre, de brique et de bois, on peut y s'abreuver des excellentes Kozlovický Fojt et Valašský Vojvoda, la Tmavý et la Světlý de la maison, respectivement. Gérée par les mêmes gens que la brasserie de Štramberk, on comprend rapidement que l'établissement ne peut que proposer une expérience de qualité. 


La semaine prochaine, on se dirige vers la ville de Brno, là où une scène brassicole s'apprête à rivaliser avec celle de Prague!

7 avr. 2013

Les grands crus brassicoles de la Moravie (1ere partie)

L'hôtel de ville et l'horloge astronomique d'Olomouc

L'est de la République Tchèque recèle autant de beauté, et de pauvreté, que la plus célèbre Bohême de l'ouest. L'amateur de bière de qualité y trouve donc son compte chez les multiples douzaines de brasseurs artisans parsemés sur le territoire. Question de vous aider à cibler les meilleures brasseries moraves parmi l'offre déroutante, voici donc, en premier lieu, deux des quatre brasseurs les plus accomplis que nous avons eu la chance de visiter. Na zdraví!

Svatováclavský Pivovar, à Olomouc 

Au premier regard, ce brouepub sans prétention met à profit la formule éprouvée d'une brasserie artisanale tchèque. Cuisine gaillarde, local décoré d'étiquettes et de photos brassicoles d'autrefois, cuve matière et bouilloire à la vue de toutes et tous et bières classiques au menu, soit Světlý 10°, Světlý 12°, Tmavý, etc. Ensuite vient la première pinte, que le serveur écrase bruyamment sur la table; rituel qu'on répètera à chaque occasion d'ailleurs. L'homme nous dit que c'est pour nous faire remarquer qu'une vraie bière nous est servie. Impossible de le contredire. Sèches, douillettes et puissamment houblonnées d'un Saaz bien herbacé, les lagers de Svatováclavský proposent la franchise à chaque gorgée. À quelques pas d'un des squares les plus impressionnants d'Europe centrale, l'endroit devient un ajout facile à notre itinéraire lorsqu'en Tchéquie. 

                 Malostránský Pivovar, à Velké Meziříčí 

La marche depuis la station d'autobus inquiète quelque peu. C'est que Velké Meziříčí possède peu d'atouts pour attirer les touristes. Persévérez et vous découvrirez rapidement pourquoi cette petite ville à l'ouest de Brno devrait apparaître sur tout itinéraire de voyage d'un amateur de bière en Tchéquie. Situé dans l'hôtel Jelinkova Vila près du centre, la Malostránský Pivovar concocte des lagers portant le nom de Harrach. Ça fait plusieurs noms à retenir, n'est-ce pas? Qu'à cela ne tienne, le brasseur ici n'est rien de moins qu'un génie. Toutes les bières possèdent un corps soyeux dans lequel valsent des malts finement définis avec des houblons frais et tridimensionnels, le tout toujours couronné d'une tour de mousse comme seuls les Tchèques en construisent. La pureté et la profondeur des ingrédients locaux exprimées avec candeur et précision. On éclate de rire tellement ça peut être impressionnant.


La semaine prochaine, deux autres brasseries moraves conceptrices de grands crus... dans des environnements plus que mémorables!

31 mars 2013

Les 1ers prix annuels du douteux brassicole



Puisque nous n'aimons pas mentir, nous avons décidé de célébrer le 1er avril en modifiant le concept du poisson d'avril. Voici donc le début d'une tradition que nous aimerions faire évoluer avec le temps. Parce que parfois, ça fait du bien de rire de cet univers brassicole que nous chérissons tant! Voici donc sans plus tarder: 

Les 1ers prix annuels du douteux brassicole 
Voodoo Doughnut Bacon Maple Ale by Rogue Ales

Ne cherchez pas la rigueur dans la distribution de ces prix ou dans l'admission de chaque nominé/gagnant. Le but est de tout simplement avoir du plaisir avec quelques parcelles de notre monde brassicole de plus en plus vaste. Bon, assez de politesses. :)

La première catégorie est:

Nom de bière le plus involontairement douteux: 

Le grand gagnant est: la brasserie Hakodate, dans le grand nord japonais, et sa "Shacho No Yoku Nomu Biru". En français: "La bière que le Président boit régulièrement". Une superbe tentative d'ajouter un aura de privilège à ce vin d'orge des plus ordinaires.

En 2e place, on ne peut passer sous silence la solide performance de la Alexander Keith's India Pale Ale.

Deuxième catégorie!

Nom de bière le plus volontairement douteux: 

Le grand gagnant est: "I'll Have What The Gentleman on the Floor Is Having" Barley Wine, de McGuire's, en Floride. Bien joué ET alléchant!

En 2e place: La Dubaï Pillée, du Trou du Diable. Plusieurs font des efforts pour construire un jeu de mots basé sur un style de bière, mais cette Double IPA de Shawinigan jouit du plus recherché des jeux de mots loufoques. Excellent travail!




Activité la plus douteuse dans un établissement brassicole 

Le grand gagnant est, sans conteste, ces bains de bière qui reprenne du poil de la bête tout récemment en République Tchèque. Parlant de poil, nous avouons avoir testé le tout personnellement et c'était tout de même très... mmm... relaxant. Oui, c'est ça, relaxant.


En 2e place: Les lundis douteux, en tournée dans les brouepubs du Québec– franchement, se moquer ainsi des gens qui ne vous ont rien fait, ce n’est pas gentil du tout! Quoique... hmmm...

Prochaine catégorie!

L'arôme de bière le plus douteux: 

La grande gagnante est: la Voodoo Doughnut, de Rogue Brewing. Une bière basée sur un beigne au bacon et à l'érable, avec un parfum artificiel de volume 11/10. Même Martin Picard a trouvé le tout un peu exagéré.

En 2e place: La Leo's Early Breakfast IPA, de la Brasserie Dunham. Ça sent presque TROP bon. C'est louche. C'est comme s'ils voulaient nous hypnotiser afin que l'on consomme seulement cette bière.

Roulement de tambour... C'est le temps du...

GRAND PRIX TOUTES CATÉGORIES!

Cette année, le grand gagnant est un logo de bière. Respirez profondément... et admirez le chef d'oeuvre que voici: 


À part la face de boeuf sur le cheval et sa coupe Longueuil, il faut dire que c'est sa montre au bras gauche qui l'a propulsé droit au Grand Prix. Un gros bravo à la brasserie Qasek d'Ostrava!

Tous les gagnants pourront réclamer leur Bud Light Mojito honorifique dès que nous les croiserons à nouveau. 

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